«Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai.» Boris Vian, L'écume des jours

5/11/2013

*** choc

quand la conscience disparait, le monde aussi, disparait.
sur les épaules de darwin, jean-paul ameisen sur france inter ce matin
"Chaque année, un jour de printemps, en pénétrant dans le jardin, je ressens le même choc, la même stupéfaction.Chaque année, c’est le même émerveillement devant les bourgeons qui éclatent et commencent à éclore ; devant les débuts de feuilles, cette dentelle verte qui décore les branches et tremble sous la brise.
Une fois encore, les jours vont s’allonger ; la lumière et la chaleur revenir. Les feuilles se former, puis les fleurs et les graines. Animaux et végétaux vont exploser de vie et de croissance.
Indifférente aux affaires des hommes, la grande machine de l’univers continue de tourner, inexorable.
Plus que l’océan et les tempêtes, plus que la montagne et ses glaciers, plus que la voûte céleste et ses galaxies, c’est ce petit frisson vert, qui parcourt les arbres et vous surprend un matin de printemps, qui me donne, avec la force de l’évidence, l’impression d’assister au spectacle grandiose qui, depuis quelque douze milliards d’années, agite la grande scène de l’univers."
                                                                                                   Francois Jacob, La souris, la mouche et l'homme
Stadtpark Bochum, Mai 2013 © F.F.

Keine Kommentare: