«Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai.» Boris Vian, L'écume des jours

11/06/2011

„Du hast Sorgen, sei es diese, sei es jene

– ins Kaffeehaus! (aus der kaffeehaus-hymne von peter altenberg, einer der vielen schriftsteller und anderen bohemiens, die anfang des 20. jahrhunderts das café central in wien "bewohnten", er gab es sogar als postadresse an)

ein freund erzählte mir vor noch nicht allzu langer zeit, dass er nun die richtige stadt gefunden habe und angekommen sei, da er auch endlich wieder gerne alleine ins café ginge. überhaupt cafés, nicht umsonst könnte ich jeden satz eines kaffeehausliteraten sofort unterschreiben...auch für mich ist das immer einer der wichtigsten aspekte einer neuen umgebung. erst, wenn ich mein kleines café du coin oder gerne auch etwas weiter entfernt einen ort gefunden habe, an den ich potentiell sehr oft für eine gemütliche stunde alleine oder auch mit anderen hingehen kann, um zeit zu verbringen, zu reden oder in die luft zu starren, zu lesen, postkarten zu schreiben oder dem nachbarn dabei zu zu sehen, wie er dezent seinen milchschaumbart entfernt...fühle ich mich "angekommen".
donc, angekommen! café du coin gefunden und das etwas weitere auch, damit an schönen wintertagen auch die nase zeit hat, rot zu werden, um sich dann an einem heißen glühwein wieder zu erwärmen. und erwärmung hin oder her, jetzt brauche ich etwas kälte, sonst halte ich den sich gerade aufbauenden weihnachtsmarkt keine woche aus.

pour une VF

un ami m'a raconté il n'y a pas très longtemps, qu'il avait finalement trouvé la bonne ville pour lui, qu'il y était enfin arrivé, car enfin, il avait retrouver le plaisir d'aller seul dans un café. rien de plus vrai, le café et le kaffeehausliterat - un de ces mots intraduisibles en français, décrivant le « poète du café », c'est à dire un personnage passant sa vie au café à regarder les gens et à écrire ce qu'il ressent (j'imagine que cela n'existe plus vraiment). je soussignes immédiatement chaque mots de ce qu'ils écrivent. arrivée à l'endroit X je me mets directement à la recherche de cet espace inconnu, du café du coin, du cœur du quartier. une fois trouver - plus ou moins près, ne soyons pas fainéants, cet endroit mythique ou je peux potentiellement (car bien sur on ne le fait pas aussi souvent qu'on prétend vouloir le faire) passer des heures toute seule ou avec d'autres gens, ou parler, ou regarder le plafond, lire, écrire des cartes postales (non, pas encore des poèmes) ou examiner le voisin, nettoyant délicatement sa moustache de mousse de lait...je me sens "arrivée".
et donc voilà, je suis arrivée! le café du coin se trouve effectivement juste à côté et j'en ai même trouvé un un peu plus loin pour que mon nez ait le temps de rougir en hiver pour ensuite pourvoir le réchauffer au-dessus d'un vin rouge chaud à la cannelle. et a propos réchauffement, c'est du froid qu'il faut maintenant, enfin, sinon je ne tiens pas deux jours du marché de noël qui se prépare juste en face de chez moi. il faut bien une légitimation pour tout cela.

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